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Si vous n'avez toujours pas saisi, découvrez la suite dans "Mémoires de #covid"
PS : L'image utilisée ici est celle de l'édition ebook Kindle, l'édition brochée gardant toujours la version blanche.

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Cette rocambolesque histoire débute quelques jours plus tôt quand notre JPP national annonce tout sourire au « 13 heures » de TF1, que la Corse et le Centre-Val de Loire sont les deux dernières régions métropolitaines à ne pas avoir de malades du COVID.
Immédiatement dans l’île, l’inquiétude gagne, on en oublie même la sieste, toutefois peu pratiquée en cette saison. Dès quatorze heures, les conversations vont bon train autour d’un café sur la place Saint-Nicolas à Bastia ou sur le cours Napoléon à Ajaccio. Comment éviter cette future déferlante COVID ?
Soixante ans après les pieds-noirs d’Algérie, ce sont des continentaux tout aussi peu clairs qui vont rechercher une terre d’accueil. Peu de chance qu’ils finissent dans le Centre-Val de Loire, s’ils possèdent un minimum de jugeote.
Les anciens songent déjà à ressortir les cagoules. Faute de masques, ce sera toujours ça. Ensuite, ils parlent d’organiser une conférence de presse dans le maquis pour faire part de leurs réticences à cette transhumance sanitaire et mettre en garde ceux qui seraient tentés de ne pas en tenir compte.
Tout le monde vous le dira, les Corses sont hospitaliers ! C’est vrai, mais faut être sérieux, leurs services hospitaliers ne le sont pas. Restez sur le continent, voilà ce qu’ils crient. Si ici, comme ailleurs, le personnel est exceptionnel, chez vous au moins vous êtes sûr que le matériel des hôpitaux fonctionne. Ici à force de jouer avec les crédits et autres subventions...

Tout débute, pour moi comme pour quelques passionnés d’informations internationales, par un article mis en ligne le 6 janvier 2020 par la chaîne d’information France 24. Le journaliste y relate la découverte d’une soixantaine de personnes ayant contracté une pneumonie virale d’origine inconnue dans la ville de Wuhan.
Wuhan, je demeure toujours incapable de situer cette ville sur une carte vierge de la Chine. Pourtant l’article la décrit comme une mégapole vaste comme Paris et sa banlieue. En écrivant ces mots, je me sens comme cette caricature d’habitant de la Corn Belt au centre des États-Unis. Ces personnes dont on prétend qu’elles ignorent où se trouve notre extraordinaire capitale, voire qu’elles ne connaissent pas l’existence du beau pays de France. Horrible à admettre, j’ignore tout de la province du Hubei dont la ville est la capitale. Des amis du monde automobile m’apprendront que Wuhan est une des plus importantes villes chinoises dans ce secteur industriel, ça me rassurera, j’ignore tout de Sochaux et de sa place sur une carte de France.
À tort, je n’accorde guère d’attention à l’article. Après tout, qu’est-ce qu’une soixantaine de cas, dont aucun mortel, pour la toute puissante Chine, une microscopique aiguille dans une gigantesque et lointaine botte de foin.