lundi 11 février 2019

J - 193 Partir, c’est rester un peu !


J - 193

Partir, c’est rester un peu !

Cette expression apparait à l’aube des temps chez un peuple barbare dont tout, jusqu’au nom, a été perdu. Cette vaste tribu appliquait une justice des plus sommaires. Que l’on soit voleur, adultère ou tueur, une seule et unique sentence. Le coupable était maintenu couché sur une terre rouge sang au centre de l’Anneau de pierre de la Colère. Les juges nouaient ensuite une corde à chacun de ses membres. Qu’il soit homme ou femme, enfant ou vieillard, quatre chevaux allait régler son sort à tout jamais. Selon les exécutions, une chose toutefois pouvait changer. Si un doute persistait sur la culpabilité du supplicié, il était écartelé le dos vers le sol. Ainsi en observant son visage pointé vers eux, les Dieux pouvaient reconnaitre sa bonne foi et dans ce cas lui ouvrir les portes de leur paradis.

La justice rendue, une part de la personne trainait attachée au bout de chacune des cordes derrière les chevaux. On faisait festin de la plus grosse d’entre elles. Toutefois, cela ne faisait jamais beaucoup tant grande était la populace qui aimait assister aux exécutions. Chacun gardait un peu en lui de celui qui venait de partir, mais ce peu y restait à jamais.

Il ne demeure rien de ce peuple barbare, les Ysthophraingiens en ont effacé jusqu’à la moindre trace. Seule cette expression a traversé le temps. Personne ne peut rien contre la tradition orale.

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